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Assurance vie : 5 questions les plus souvent posées à nos conseillers

« Les grands esprits se rencontrent », dicte l’adage. En matière d’assurance vie, nos conseillers en sécurité financière observent que, bien souvent, les mêmes questions reviennent d’un consommateur à l’autre. On leur a donc demandé de mettre la main à la pâte ! Palmarès des questions qui méritent… une réponse complète !

  • Êtes-vous en mesure d’obtenir un prix des meilleures compagnies d’assurance ?
  • Dans combien de temps vais-je obtenir une réponse de l’assureur ?
  • Devrais-je me rendre en clinique pour subir un examen médical ?
  • Quelle est la différence entre un examen médical et un paramédical ?
  • L’assureur paiera-t-il vraiment ?

1) Êtes-vous en mesure d’obtenir un prix de toutes les compagnies d’assurance ?

Effectivement! Nous avons le privilège, en tant que courtier, de représenter plus d’une vingtaine de grands assureurs établis. Nous sommes donc en mesure de vous fournir des soumissions en provenance de plusieurs d’entre eux, qui sont considérés comme faisant partie des meilleures compagnies d'assurance vie au pays, pour vous permettre de combler votre besoin d’assurance vie au meilleur coût possible.

Il faut savoir que certaines compagnies d’assurance se spécialisent dans des créneaux bien précis. Votre conseiller de confiance vous orientera vers l’une de celles-ci en priorité, dans l’éventualité où votre situation est bien adaptée à l’expertise d’un assureur en particulier. Il est alors parfois même possible d’obtenir une protection d’assurance malgré un dossier considéré comme étant plus à risque.

Le courtier d’assurance vie sélectionne les meilleures offres disponibles auprès d’une gamme élargie de compagnies d’assurance. Sa mission, c’est de trouver l’offre la mieux adaptée aux besoins que vous avez identifiés au moment de compléter l’analyse des besoins financiers (ABF).

2) Dans combien de temps vais-je obtenir une réponse de l’assureur ?

Ça dépend ! Si vous êtes en bonne santé et que vous recherchez le meilleur prix disponible, le choix d’un produit à tarification complète est probablement à envisager. Cette décision entraîne généralement la passation d’un examen paramédical et l’analyse des résultats par un tarificateur. Quelques semaines peuvent donc s’écouler avant de prendre possession de votre contrat d’assurance.

Si vous devez plutôt choisir une assurance vie sans examen médical, le délai d’approbation sera nettement plus court. Les primes à débourser seront par contre plus dispendieuses, puisque l’assureur évalue le risque sans avoir toutes les données médicales en main. En émission simplifiée ou en acceptation garantie, vous obtiendrez bien souvent une réponse en moins de 72 heures.

Pour ceux qui préfèrent une réponse instantanée, c’est envisageable avec l'assurance vie en tarification accélérée! La technologie a fait des pas de géant dans les dernières années pour faciliter le processus de souscription. Certains algorithmes permettent ainsi d’obtenir une réponse sur le champ, ou en quelques heures.

3) Devrais-je me rendre en clinique pour subir un examen médical ?

La réponse courte : non ! Pour un produit d’assurance vie traditionnel par contre, attendez-vous à devoir accueillir une infirmière à domicile pour répondre à quelques questions, vérifier votre poids et votre taille et effectuer un prélèvement de fluides. Ces procédures sont regroupées sous l’appellation « examen paramédical ».

4) Quelle est la différence entre un examen médical et un paramédical ?

À l’évidence, ces deux termes se ressemblent, mais il y a un monde de différence entre eux. Par exemple, un examen paramédical est effectué par une infirmière d’un fournisseur autorisé et se déroule bien souvent au domicile d’un client. À l’inverse, un examen médical est l’oeuvre d’un médecin et doit être effectué au cabinet de celui-ci.

Le paramédical permet à l’infirmière de recueillir des renseignements sur vos antécédents médicaux, votre état de santé actuel et vos habitudes de vie, pour permettre à l’assureur la juste évaluation de votre dossier.

Votre taille, votre poids, votre rythme cardiaque et votre tension artérielle seront également mesurées. Un prélèvement d’urine et des prises de sang sont aussi, bien souvent, à l’ordre du jour. Si un électrocardiogramme (ECG) s’avère nécessaire, un rendez-vous sera planifié dans un centre médical spécialisé.

Examen médical : Un médecin généraliste (qui n’est pas votre médecin de famille) procède plutôt à un examen médical de routine, de la tête aux pieds. Vous devrez possiblement vous dévêtir pour cette consultation.

5) L’assureur paiera-t-il vraiment ?

Oui, bien évidemment ! Sachez que l’Association canadiennes des compagnies d'assurance de personne (ACCAP), les assureurs canadiens ont versé pour 103 milliards de dollars en prestations de décès lors de l’année 2019. Des chiffres qui ont de quoi rassurer ! Donc, en échange du paiement continu de la prime indiquée au contrat, l’assureur s’engage à débourser la prestation de décès aux héritiers désignés par le défunt.

Il faut savoir aussi que les institutions financières canadiennes sont réputées pour leur solidité financière. Vous êtes donc protégés financièrement par le programme Assuris, dans l'éventualité peu probable où votre assureur vie ferait faillite. Finalement, leur solvabilité est contrôlée par le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) et l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Par contre, dans certaines situations bien documentées dans le contrat, l’assureur n’a pas à débourser la prestation de décès.

Suicide de l'assuré : en cas de suicide d’un assuré dans les deux premières années de la mise en vigueur de la police, aucune prestation de décès ne sera versée à ce moment. Mais si le suicide survient après cette période de deux ans, le capital sera effectivement versé.

Contestation par l’assureur L’assureur a le droit, pendant les deux premières années suivant l’entrée ou la remise en vigueur de la police, de contester sa validité s’il juge qu’il y a eu non déclaration ou fausse déclaration de faits importants. Si c’est le cas, la police pourrait être annulée et les primes, remboursées. Et si le décès survient durant cette période, le versement du capital assuré risque d’être compromis.

Selon jurisprudence en matière de fausses déclarations en droit des assurances. Il est notamment possible d’y lire qu’un assuré « n’avait pas déclaré de nombreuses consultations pour des problèmes de toxicomanie ou d’alcool ainsi que pour des troubles nerveux ou mentaux ». Par conséquent, la réclamation d’indemnité d’assurance vie de l’héritière de l’assuré a été rejetée et la police a été déclarée nulle rétroactivement.

En cas de fraude (si l’assureur est en mesure de prouver que le client a caché intentionnellement des faits), la limite de deux ans pour que l’assureur puisse contester ne s’applique pas. Un fumeur qui s’était déclaré non-fumeur au moment de la souscription pour bénéficier d’un meilleur taux peut se faire accuser de fraude, quelques décennies plus tard, et voir ainsi son contrat annulé.

Conseils pour éviter les mauvaises surprises :

  • Remplir la proposition d’assurance sans omettre de détails : la transparence est votre meilleure alliée !
  • Informez-vous sur la terminologie que vous ne comprenez pas avant de cocher « Oui » ou « Non ».
  • Déclarer toute information susceptible d’influencer l’appréciation du risque par l’assureur, la décision de celui-ci et votre taux de prime.
  • Répondre exactement à toute question, sans égard à votre propre perception de votre véritable état de santé. Fiez-vous plutôt à votre dossier médical!