Conseil

Quand une classe de risque dicte vos primes d’assurance vie …

Ce n’est pas une coïncidence si votre voisin non-fumeur et plus jeune que vous est désormais le détenteur du même produit d’assurance vie que le vôtre, mais… à meilleur coût ! Gino Mastrocola, tarificateur indépendant pour la société Gestion de risques Mastrocola inc., fait le point sur les différentes classes de santé en assurance vie.

Cette classe de risque — déterminée par votre état de santé, votre silhouette, vos habitudes de consommation de tabac, d’alcool et de drogues et vos antécédents familiaux, notamment — a une incidence directe sur le tarif de l'assurance vie que vous devrez assumer pour le contrat convoité. Une catégorie avantageuse vous assure un taux plus abordable. À l’inverse, votre portefeuille risque de souffrir davantage ! Et bien que le nombre catégorie de risque et la terminologie employée varient d’un assureur à l’autre, on distingue généralement les classes de risque suivantes.

Préférentielle plus

Il s’agit de la meilleure classe de risque que vous pouvez obtenir, souvent exclusivement disponible pour des protections supérieures à 250 000 $ ou 500 000 $. La compagnie d’assurance vous considère ici comme le « client modèle ». Vous êtes en excellente santé, votre indice de masse corporelle est idéal et votre historique familial est impeccable, au même titre que votre style de vie, d’ailleurs. Votre récompense : la prime la plus abordable du lot !

Certains indicateurs — une tension artérielle de 120/80, par exemple — vous permettent de trôner au sommet de cette pyramide tarifaire. « Une lecture de 128/85 vous ferait peut-être glisser dans la classe suivante. L’assureur utilise une charte pour classifier les résultats des diverses analyses effectuées lors de l’examen médical », explique Gino Mastrocola.

Préférentielle

Cette deuxième position dite « préférentielle » demeure excellente : vous voilà assuré à bon prix ! Bien que vous n’obteniez pas une tarification aussi avantageuse que la catégorie précédente, force est de constater que vous êtes en bonne santé. Un taux de cholestérol trop haut, par exemple, pourrait ainsi vous avoir fait glisser de la première à cette deuxième catégorie.

Standard plus

Tout va bien pour les consommateurs de cette troisième classe de risque. Bien que certains petits pépins de santé soient à surveiller, ou que vous deviez perdre quelques kilogrammes pour retrouver un poids optimal, votre portefeuille ne souffrira pas trop de cette classification.

Standard

Dans cette catégorie de risque, et contrairement à la classe précédente, l’historique familial est ici un enjeu. Un membre de votre famille aurait-il éprouvé des problèmes de santé d’importance avant l’âge de 60 ans ? Il est fort probable, aussi, que les résultats de vos analyses médicales ne correspondent pas en tout point aux attentes de l’assureur.

Surprime

Les choses se compliquent : un lourd passé médical ou un évènement cardiaque récent vous obligeront à débourser une surprime. Plusieurs niveaux permettent aux assureurs de déterminer la pénalité à affecter à votre dossier. « À chaque palier, vous devrez débourser 25 % de plus que la tarification associée à la catégorie standard », confirme Gino Mastrocola.

Descendre de deux paliers entraîne ainsi une prime additionnelle de 50 % sur le taux standard de 100 %. « Un homme de 45 ans qui souffre du diabète depuis plus de cinq ans pourrait fort bien devoir assumer ce taux de 150 % », dit-il. Les cas les plus lourds acceptés par l’assureur sont parfois facturés à un taux combiné de 400 %.

Et, dans certains cas, la surprime peut prendre la forme d’un taux monétaire et être combinée à la surprime mentionnée précédemment. « Une surcharge de 2,50 $ par 1000 $ d’assurance pourrait être appliquée si vous occupez un métier dangereux ou pratiquez certains sports extrêmes, », renchérit l’expert.

Le refus ou l’évaluation différée

Un refus de l’assureur est également possible. « Une personne ayant un cancer avancé et dont l’espérance de vie est fortement réduite n’est pas assurable. » Dans certaines situations, l’assureur peut vouloir remettre sa décision à plus tard. « Le tarificateur ferme alors le dossier en expliquant que celui-ci sera réévalué dans trois mois, le temps que les résultats d’un examen médical d’importance viennent éclaircir la situation », explique l’expert.

Tarification avantageuse avec exclusions

Vous pourriez fort bien obtenir la tarification préférentielle ou standard, mais devoir accepter certaines exclusions à votre protection. « Si votre mère et vos trois sœurs ont eu à combattre un cancer du sein, l’assureur pourrait refuser de couvrir ce risque », observe Gino Mastrocola. Si vous décédiez éventuellement de cette maladie, l’assureur n’aurait pas à débourser la prestation prévue au contrat.

4 conseils pour obtenir une classe de risque avantageuse

  1. Souscrivez jeune. Votre prime d’assurance augmente pour chaque année que vous vous abstenez de souscrire. N’attendez pas avant de compléter le processus d’achat.
  • Arrêtez de fumer. Le tabagisme n’est pas que mauvais pour votre santé : il pèse lourdement sur votre facture d’assurance. « Du simple au double, parfois », résume l’expert. Vous devrez démontrer votre abstinence pendant un certain temps pour profiter d’une nouvelle classification.
  • Améliorez votre santé. Perdre du poids ou diminuer votre taux de cholestérol sont des exemples de mesures qui plairont au tarificateur responsable de votre dossier.
  • Magasinez une offre avantageuse. Contrairement à l’agent captif, un conseiller indépendant est en mesure d’identifier l’assureur le mieux adapté à votre condition médicale. « Offrez-vous du choix ! », conclut Gino Mastrocola.